Chœur Régional de la Vézère

2006
La Fantaisie pour piano, choeur et orchestre Op. 80 BEETHOVEN

La Fantaisie pour piano, choeur et orchestre Op. 80 a été écrite quelques jours seulement avant le concert du 22 décembre 1808 donné au Théâtre An der Wien . Elle constituait un épilogue éclatant mettant en oeuvre la somme des effectifs - le piano, le choeur et l'orchestre - utilisés durant cette soirée au cours de laquelle Beethoven intervenait en tant qu'interprète et chef d'orchestre.

Dédiée au roi Maximilien-Joseph de Bavière, cette Flatterie amicale était présentée dans le programme comme une « Fantaisie pour piano se terminant par degrés avec l'intervention de l'orchestre et comme finale par des choeurs » .

L'approche de la partition met en évidence des particularités qui font de cette Fantaisie une oeuvre originale, peu commune pour l'époque. En effet, cette pièce, embrassant à la fois l'écriture concertante, lyrique et symphonique, révèle, par bien des aspects, un dessein prédictoire et une tentative de fusion de différents genres et formes.

Le déroulement de cette oeuvre s'inscrit dans un vaste crescendo orchestral menant, par paliers, à l'apothéose finale marquée par l'entrée des choeurs. Tel un peintre, Beethoven utilisera les diverses possibilités de coloris orchestral contenu dans cet effectif instrumental : passages destinés au piano soliste, instrumentation de type musique de chambre, tutti d'orchestre, piano et choeurs, orchestre et choeurs.

Avec grâce, charme et douceur résonnent
Les harmonies de notre vie,
Et le sens de la beauté engendre
Les fleurs qui fleurissent éternellement.
Paix et joie avancent en parfait accord,
Comme le jeu alternant des vagues ;
Tous les éléments durs et hostiles
Se rendent au sentiment du sublime.

Lorsque règne la magie des sons
Et que parle le sacré du mot,
Cela engendre forcément le merveilleux,
La nuit et la tempête deviennent lumière,
Calme au dehors, profonde joie à l'intérieur
Règnent pour le bienheureux.
Cependant, le soleil printanier des arts
Fait naître des deux la lumière.

Quelque chose de grand, entré dans le cour,
Fleurit alors à nouveau dans toute sa beauté,
Qu'un esprit ait pris son essor,
Et tout un choeur d'esprits retentit en réponse.
Acceptez donc, ô vous belles âmes,
Joyeusement les dons de l'art.
Lorsque s'unissent l'amour et la force,
La faveur des dieux récompense